A petits pas ils s'invitent d'une belle nonchalance
Vaisseaux divins entre les monts fleuris glissant
Rires et impudence leurs jeux tout en mouvance
Ils contemplent l'infini au creux de leurs yeux verts
Les chats qui déambulent sur la courbe du temps
Allègres les muscaris au voile d'Isis revêtent leur corps gracile
Une perle de modestie la violette au présent conjugue l'amour
Jaune safrané les pleurs du forsythia l'ombrage effeuillent
Ainsi Phoebe sur nos jours épanche sa lumière d'or
Raide sous froidure le corps ose l'aventure à l'entour
Doucement nos pas sans démence frôlent l'orientale hellébore
Inclination de l'âme vers la matrice notre terre
N'est-ce point là le murmure de ton mystère Ô Déméter ?
image: miniature Rajpoute (site web)
Note:
Phoebus/Phoebe : ce lapsus éclos de mon imaginaire poétique relève-t-il du mystère de la divine Déméter ?... Je pensais Phoebus (Soleil), j'ai écrit Phoebé.
Dans la mythologie grecque, Phoebus (le Brillant) est mis au monde par Leto, fille de Phoebé (lune brillante) et Coeos (intelligence).
La Terre-Mère institua Phoebé comme oracle de Delphes, celle-ci transmit ses privilèges à Phoebus.
Après réflexion, j'ai préféré conserver le nom de Phoebé car tout lapsus révèle un sens...
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