En ce monde Miroir
Une écriture qui s'éveille...
Une envie, l'Acrostiche...
Peu à peu, le blogue se construit,
et les mots se métamorphosent,
chatoyant mille nuances fugaces,
jusqu'à l'évoquer reflet d'Elle
qui vous murmure
des fragments d'âme

Je vous souhaite la Bienvenue
en ce monde Miroir
A petits pas ils s'invitent d'une belle nonchalance
Vaisseaux divins entre les monts fleuris glissant
Rires et impudence leurs jeux tout en mouvance
Ils contemplent l'infini au creux de leurs yeux verts
Les chats qui déambulent sur la courbe du temps
Allègres les muscaris au voile d'Isis revêtent leur corps gracile
Une perle de modestie la violette au présent conjugue l'amour
Jaune safrané les pleurs du forsythia l'ombrage effeuillent
Ainsi Phoebe sur nos jours épanche sa lumière d'or
Raide sous froidure le corps ose l'aventure à l'entour
Doucement nos pas sans démence frôlent l'orientale hellébore
Inclination de l'âme vers la matrice notre terre
N'est-ce point là le murmure de ton mystère Ô Déméter ?
image: miniature Rajpoute (site web)
Note:
Phoebus/Phoebe : ce lapsus éclos de mon imaginaire poétique relève-t-il du mystère de la divine Déméter ?... Je pensais Phoebus (Soleil), j'ai écrit Phoebé.
Dans la mythologie grecque, Phoebus (le Brillant) est mis au monde par Leto, fille de Phoebé (lune brillante) et Coeos (intelligence).
La Terre-Mère institua Phoebé comme oracle de Delphes, celle-ci transmit ses privilèges à Phoebus.
Après réflexion, j'ai préféré conserver le nom de Phoebé car tout lapsus révèle un sens...
Guiterne
(collégiale de St Bonnet le Château)
Galerne me souffle au gré des Moires
Un funeste présage sur le ciel estourbi
Il pointe à l'horizon une nef au jusant
Toute sa voile tendue de noir
Est-ce toi Ô mon Aimé là-bas gisant
Roide le corps sans vie
Naguère si tendre à l'effleurée du fol amour
Elle est bien triste ta canso Ô troubadour
Guiterne :
instrument de musique à cordes du moyen-âge
http://www.instrumentsmedievaux.org/pages/Mand17.htm
Galerne :
vent de nord-ouest, froid et humide, qui souffle en rafales sur l'ouest de la France
canso :
poème lyrique médiéval chanté par un troubadour
Jeu d'Acrostiches proposé par Jipi
Communauté: Acrostiches,
acrostichons...
Vers quels inconnus rivages, quelles cités étranges
Obliquent tes pas nomades loin de la terre natale
Il pleut des mots silence fleurs de sel sur le visage
Les vents hurleurs
sur un lit de garance ont couché les fiers
épis
Et l'eau d'amertume qui ton âme meurtrit
D'espérance la vie nous traverse
Et les yeux toujours emportent les rires d'autrefois
Xanthie sur la branche du vieux saule l'absence
Insupporte mes pas qui s'éloignent de toi
Les regrets sur mes paupières dégorgent leur mouillance

Comme un oiseau sur mon cœur perché
Acres tes senteurs épanchent mes envies
Folie douce chaloupant mes sens sur une note de Che
Explose un noir baiser en ma bouche étourdie
Niellure de mes rêves en un vol de goéland
Orages cardamone sur ma peau s’en vont glissant
Incantatoires mes pieds dansent sur la grève des coquelicots
Reviennent les idées claires dans l’effeuillée de mille échos
Méduse (musée d'Athènes - fragment)
Des barricades s’élèvent dans le rouge labour de mes colères
Et l’amour ? L’amour me perd
sous les houles vocératrices
Seul à la barre du navire
s’accroche mon cœur par-delà les cicatrices
Désir d’amour, désir de haine dans le combat de l’ange
Extrudent ma quotidienneté
Même si la gorgone en mon cœur glisse son ombrage
A sa dextre mon sang aux gorges de la vie s’abreuve véritable eau de jouvence
Rien, si ce n’est le doux bruissement de l’amour, rien ne trouble son silence,
Si ce n’est le chant d’un matin mauve ivre de bonté

