Vendredi 25 novembre 2005
Souffle l’Eole au mitan
Entre sève féconde et dentelle de givre, Ô merveille des vents
Moult nommées vendémiaire, brumaire ou frimaire
Ainsi les célèbrent le gai poète d’Eglantine
Intime lieu de l’année, au cœur accrochent les notes cornaline
Libres moissons, nos fruits, nos passions
L’orage d’un poème épanouit d’Eros nos émotions
Et conviviales nos tables se garnissent, et tendres nos bras s’enlacent
Sous les arcs-en-ciel quand naissent tardives les roses, fleurit l’instant fugace
D’élégantes rencontres s’engrangent de mille baisers enrubannés,
Allégresses parfumées d’un voile Chanel s’est enrobée la nue beauté
Utopie et réalité à l’infini se conjuguent sur les modes de l’amour
Tout se réjouit lorsque l’opulente nature revêt ses rouges atours
Orientales s’élèvent les saveurs, dans le couchant s’éveille le blues
Mi-chemin entre l’aube et le crépuscule, sonne l’heure ses douze
Notes cristallines, et glisse en semailles l’espoir d’un nouveau temps
Et s’arrondissent nos ventres à l’approche d’un printemps
(12.10.05)
Par Nortine
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Mercredi 30 novembre 2005
Pluie de douceur sur nos sourires chiffonnés, elle glisse
Rieuse compagne de nos jeux d’enfant, belle complice
Elle danse étoiles de glace sur le reflet de nos rêves,
Miroir du firmament constellé de mille désirs en attente sur la grève,
Il pleut de la blancheur sur la grisaille de nos vies
Et nos cœurs frémissent tout à coup réjouis,
Reine de l’hiver, sous une fine dentelle elle étincelle
Et le monde, qu’elle réécrit dans sa pureté originelle.
Nimbée de givre la nuit s’illumine, métamorphose de l’obscur
En mon for intérieur coule l’eau bleue sur ma secrète blessure,
Irréelle inspiratrice, elle nous conte l’univers en mots-silence,
Galets blancs qu’elle dépose sur le chemin de nos consciences,
Ecoute l’appel de notre mère la Terre
Par Nortine
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